ils l'ont fait

Publié le par jose maria

Immiger au péril de sa vie
- un passage dans le bidonville de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) - Photo Monsieur Bernard Allard © Direction des archives départementales du Val de Marne -
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Les immigrés portuguais ont tout supporté. Déracinement, séparation familiale et l'exploitation brutale des réseaux qui les transportent jusqu'à la frontière. Parfois certains ne survivent pas à l'équipée. La fuite est d'autant plus risquée qu'elle est considérée comme un crime par le régime de Salazar.

Les passeurs avaient mis au point un système très simple pour se faire payer. Ils déchiraient la photo du clandestin, lui en remettait la moitié et gardait la seconde. Lorsque l'immigré arrivait en France, il devait envoyer la sienne à sa famille resté au pays. La famille allait alors trouver le passeur, qui possédait la seconde moitié de la photo et le payait. 

Les quais de la gare d'Austerlitz recevaient chaque jour des milliers de réfugiés qui n'avaient qu'une valise à la main. 

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